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Le drapeau basque a été conçu par Sabino Arana Goiri à la fin du XIXème siècle. Il est formé par une croix verte, de la même couleur que le chêne de Biscaye symbolisant l’indépendantisme basque, qui représente la loi au-dessus de tout ; une croix blanche, représentant la foi chrétienne ; le tout sur un fond rouge symbolisant le peuple basque.

Le blason basque est séparé en 7 parties : 3 au-dessus et 4 en dessous. Ces parties symbolisent les 7 provinces du pays basque : les 3 françaises, au nord, et les 4 espagnoles, au sud.

Les premières traces humaines au pays basque datent d’il y a un million d’années à Aitzabal et Irunberri. Ensuite les peuples se sont principalement installés entre les actuelles villes de Bayonne et de St-Jean de Luz et entre les actuelles villes de Dax et de Mauléon. Il y a 5 grottes principales au Pays basque : Sare, Harpékosaïndoa, Oxocelhaya, Isturits et Harregi.

Les premières traces d’élevage de bovins datent de 2500 avant JC. Les nombreuses mines d’or, de cuivre, de plomb, d’argent et de fer permirent au pays de se développer.

Les richesses du pays attirèrent les romains, qui créèrent la ville de Bayonne au 1er siècle après JC appelée originellement Lapurdum. Les basques créèrent la monnaie d’Arsaos en bronze pour faciliter les échanges (sous influence romaine).

A cause des nombreux occupants qui se sont succédés et ont soumis les basques, il y eut ensuite une forte baisse démographique et économique entre le 6ème et le 10ème siècle

Le pays basque fut occupé pendant quasiment tout le Moyen-Age. Le pays basque fut d’abord occupé par les Wisigoths de la chute de l’empire romain à l’an 718.

Puis le pays basque fut contrôlé par les musulmans de 718 à 778, date à laquelle Charlemagne envahit Pampelune.

En 778 eut lieu la bataille de Roncevaux. Les Vascons et les musulmans attaquèrent l’arrière-garde de l’armée franque de Charlemagne, privant ainsi de sa protection la vallée de l’Ebre. Cette bataille donna naissance à la fameuse Chanson de Roland. Cette bataille fut célèbre car beaucoup de nobles francs y perdirent la vie, dont Roland, Marquis de Bretagne et protagoniste de La Chanson de Roland. La Navarre acquis son indépendance au moment où Iñigo Arista se proclama roi de Pampelune, entre 816 et 830. Les basques se mirent alors, poussés par leur roi, à coloniser de nouveaux territoires comme la Rioja. Iñigo Arista joua un rôle important dans ce qu’on appelle aujourd’hui la « reconquête ».

Garcia II Sanchez, fils de Sancho I Garcés, créa le royaume de Najera-Pampelune.

Les basques eurent ensuite une période de relative autonomie durant 3 siècles.

Lors des guerres napoléoniennes, Napoléon n’eut pas trop de mal à conquérir le pays basque. Il n’y eu seulement que deux hommes, Gaspar de Jauregui et Zumalacarregui, qui réussirent à lever une armée de plus de trois mille soldats.

En 1851, un concordat fut signé et sépara en trois provinces (Alava, Biscaye et Guipuzcoa) le pays basque.

La révolution industrielle profita beaucoup au pays basque. En effet, ses nombreuses mines et la pureté de son minerai attirèrent des investisseurs anglais qui fondèrent des compagnies. Cela provoqua une forte immigration et le pays basque connu alors une explosion démographique et sociale à la fin du 19ème siècle.

En même temps, les frères Arana (poètes, philosophes et hommes politiques basques) remirent en question le nationalisme basque et fondèrent le parti nationaliste basque (EAJ-PNV).

Lorsque l’Espagne devint une république, en 1931, la Catalogne obtint immédiatement un gouvernement autonome. Alors que les basques durent attendre jusqu’en 1936, alors que la guerre civile avait déjà commencé. Les basques obtinrent le droit d’être gouvernés par un lehendakari.

L’aviation allemande, alliée du général Franco, bombarda la ville de Guernica, et le PNV fut obligé de se rendre en 1937 aux troupes italiennes alliées à Franco.

C’est d’ailleurs pour commémorer cet atroce évènement que Picasso peignit le tableau très connu Guernica

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, le Pays Basque est occupé à partir du 27 juin 1940. Mais il est comme en France divisé entre zone occupée et zone libre, bien que cette dernière soit occupée à son tour à partir du 11 novembre 1942.

On parle beaucoup de l’indépendantisme basque, mais cela fait très longtemps qu’il est remis en question. À partir de 824, les Basques font partie du royaume de Navarre, un état médiéval gouverné par une série de monarques. En 1515, une majorité des terres de la Navarre est annexée par la couronne de Castille et rejoint ainsi le territoire qui deviendra plus tard l’Espagne actuelle. Après une période d’indépendance relative, le gouvernement autonome basque est aboli par le gouvernement espagnol de Madrid avec effet dès 1839. Au fil du temps, un mouvement grandissant de nationalisme basque a commencé à revendiquer une unité politique et à s’organiser pour faire du Pays basque une nation séparée. Pendant la guerre civile espagnole, Francisco Franco interdit la langue basque et dépouille le peuple basque de ses droits tout en ordonnant la destruction de la ville basque de Guernica

Les Basques ont terriblement souffert sous le régime franquiste. Face à cette oppression, un groupe de séparatistes basques forme en 1959 l’Euskadi Ta Askatasuna (ETA) qui signifie en français « Pays basque et liberté ». Elle prône l’indépendantisme basque par tous les moyens : front politique, front culturel et lutte armée. S’ensuit plus de cinquante ans d’activités terroristes faisant 829 morts et des milliers de blessés au total, jusqu’à la dissolution de l’organisation en mai 2018.

Entre-temps, l’Espagne a octroyé une relative autonomie économique et politique au Pays basque, elle a également reconnu le caractère séparé de l’identité basque. Bien que la Communauté autonome basque, qui comprend trois provinces basques, jouisse de sa propre identité, il lui manque une capitale : Vitoria-Gasteiz est sa capitale de facto mais sa plus grande ville est Bilbao. Depuis la mort de Franco en 1975, l’Euskara est largement revenu sur le devant de la scène et la plupart des Basques ont mis un terme à leur demande de nation complètement autonome.

Ce n’est pas le cas en revanche d’un autre groupe ethnique espagnol, les Catalans, dont le référendum d’indépendance tenu en 2017 a été jugé illégal par le gouvernement espagnol qui a par la suite décidé de suspendre l’autonomie de la région et d’incarcérer les leaders du mouvement. Récemment, les lourdes peines de prison prononcées à l’encontre de neuf de ces leaders ont redonné du souffle aux protestations qui se sont emparées de la ville de Barcelone et soulèvent de nombreuses questions quant à l’avenir politique de l’Espagne.